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Justice: décision jeudi sur la diffamation de la mémoire de Thierry Le Luron

Photo d'archives prise le 22 novembre 1984 montrant l'imitateur et humoriste Thierry Le Luron se produisant sur la scène du théâtre du gymnase à Paris.
Photo d'archives prise le 22 novembre 1984 montrant l'imitateur et humoriste Thierry Le Luron se produisant sur la scène du théâtre du gymnase à Paris.
(©AFP/Archives)

La justice doit dire jeudi si le journaliste Jacques Pessis a ou non diffamé la mémoire de Thierry Le Luron en affirmant que lhumoriste, mort en 1986, avait caché quil était atteint du sida pour une affaire dassurance-vie.

Le 14 février 2012 dans lémission de Philippe Vandel « Tout et son contraire » sur France Info, Jacques Pessis avait déclaré: « Thierry Le Luron était un grand ami En réalité, il est mort du sida -il le savait dailleurs lui-même- mais il y a une raison: cest-à-dire quil avait une assurance-vie et des dettes. Et si on avait dit quil était mort du sida, ses parents nauraient pas touché lassurance ».

Mais selon Me François Cantier, conseil des héritiers de Thierry Le Luron, il ny avait « pas dassurance-vie ». Les parents de lhumoriste et imitateur, morts en 2009 et 2012, « nont bénéficié daucune assurance-vie », avait plaidé lavocat lors de laudience du 26 juin devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

Outre Jacques Pessis, Philippe Vandel et Radio France, ainsi que Le Nouvel Observateur, qui avait repris sur son site internet les affirmations du journaliste, et France Dimanche sont également poursuivis.

Pour que la diffamation à la mémoire dune personne décédée soit constituée, la loi prévoit quil faut que soit établie « lintention de porter atteinte à lhonneur ou à la considération des héritiers, époux ou légataires universels vivants ».

Selon Me Cantier, les parents de Thierry Le Luron sont désignés comme les « receleurs » de la « tromperie », qui est imputée à limitateur.

Mais ses contradicteurs avaient fait valoir quà aucun moment il nétait dit que les parents étaient au courant. La défense des prévenus avait ainsi plaidé la relaxe, appuyée par lavis du parquet.

Absent à laudience, Jacques Pessis évoquait « une preuve de générosité » de Thierry Le Luron et « ne comprend pas la nature » du procès engagé contre lui, avait expliqué à lAFP son avocate, Me Amélie Tripet.

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